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Etudes et diagnostics

Établir et présenter une vision objective de la situation à partir d’enquêtes qualitatives et/ou quantitatives, afin d’aider à la prise de décision d’un individu, d’un collectif ou d’une assemblée.

Conduite de recherche-action

Chercher et tester collectivement des réponses aux questions récurrentes ou sans solution, qui ne sont pas les plus « efficaces », mais les plus « satisfaisantes » pour l’ensemble des parties concernées.

Formation Enseignement

S’initier ou approfondir des concepts, des démarches, des méthodologies…, en intégrant les avancées de la recherche, et en travaillant la transposition de ces avancées dans les contextes professionnels et militants.

Montage et conduite de recherche-action

Principes d’une recherche-action

La recherche-action est une démarche collective qui diffère du consulting et de la résolution de problème. En effet, les réponses coconstruites ne sont pas les plus « efficaces », mais les plus satisfaisantes pour l’ensemble des parties concernées par les changements. 

Un groupe de recherche se réunit environ toutes les 4 à 6 semaines durant une à trois années. De façon collective, ce groupe va mener de un à plusieurs cycles de recherche composés des étapes suivantes :

évolution de la situation étudier au fil du temps en recherche-action

  1. réalisation d’un diagnostic et construction d’une problématique locale
  2. élaboration d’hypothèses de recherche et d’actions,
  3. vérification des hypothèses par expérimentation sur site,
  4. observation des effets et recueil des résultats,
  5. réactualisation du diagnostic, des objectifs et de la démarche.

Le groupe repart au 1), ajuste le diagnostic et recommence le cycle.

L’enchaînement de plusieurs cycles fait évoluer la situation au fil du temps. Ainsi nous ne sommes pas dans une boucle qui se répète mais dans une spirale qui progresse.

Le groupe arrête les cycles lorsqu’il a trouvé des solutions satisfaisantes ou lorsque la recherche a fait émerger d’autres questions dont dépend la question initiale soulevée par le groupe de recherche-action.

Résultats attendus de la recherche-action

Les résultats les plus communs attendus d’une telle démarche sont :

  • la réalisation de changements qui fournit le sentiment d’une amélioration de la situation chez les participants,
  • une amélioration et un élargissement de la perception de la problématique situationnelle des participants,
  • l’identification de nouvelles questions et hypothèses pouvant faire l’objet de nouvelles recherches,
  • la production de documents écrits formalisant l’expérience vécue, destinée à une communauté de personnes (professionnelles, habitants etc.) et/ou à la communauté scientifique,
  • le développement des compétences des participants concernant les démarches d’investigation du réel,
  • le développement des compétences des chercheurs sur la conduite et les méthodologies de recherche participatives. 

Etudes et diagnostics

Utilité d’un diagnostic ou d’une enquête :

L’un des obstacles majeurs à la conduite d’un projet de changement et le manque d’informations fiables. Un autre obstacle courant est la tendance naturelle à se fier aux expériences et aux connaissances antérieures pour gérer les difficultés présentes, sans avoir vérifié auparavant que la situation présente possède bien des caractéristiques identiques aux situations passées.

Dans ces conditions, il est difficile de prendre les décisions les plus pertinentes pour l’avenir. C’est alors que la mise en place d’une démarche d’enquête ou un diagnostique sur l’organisation et son environnement peut être pertinent.

Les résultats des investigations fournissent des éléments, des éclairages et des points de vue plus objectifs. C’est à dire, des éléments qui subissent moins les jeux de pouvoirs internes, les croyances historiques et les habitudes des organisations.

Ainsi, les informations obtenues par investigation améliorent la qualité des débats de la communauté et facilitent les décisions individuelles ou collégiales.

Le recours à une enquête ou un diagnostic permet également de reformuler les problèmes et les questions auxquels les individus se confrontent au quotidien. Grâce notamment à l’identification d’éléments qualitatifs ou quantitatifs restés méconnus jusqu’ici.

Quand mettre en place enquêtes et diagnostics ?

L’usage d’un diagnostic mobilisant plusieurs types d’enquêtes est d’autant plus intéressant que les enjeux des décisions à prendre sont importants. Citons par exemple le cas d’un changement de projet associatif ou la transformation d’un modèle économique d’une activité perdant son équilibre budgétaire etc.

Ce type de pratique est également pertinent lorsque l’organisation se porte au mieux, afin de vérifier si la vision partagée par les membres de l’organisation n’est pas faussée par l’apparente réussite du moment.

Bien entendu, le diagnostic peut également être mobilisé pour préparer un choix de méthode lors d’une démarche de résolution de problèmes.

Enfin, il est a noté que ce type d’investigation peut constituer la première forme d’implication d’une équipe dès lors que les résultats sont discutés collectivement. Dans cette perspective, le diagnostic peut constituer un préambule à une intention de recherche-action. Les résultats servent alors à valider ou infirmer l’utilité de la mise en place d’une démarche de recherche participative plus lourde que d’autres formes d’intervention.

Principes et outils

Les informations utiles à la compréhension d’une situation peuvent être de différentes natures. Aussi la recherche a-t-elle développé des approches quantitatives et qualitatives.

Généralement, les approches quantitatives sont utilisées dans les démarches scientifiques qui souhaitent utiliser des faits observables et quantifiables pour analyser et interpréter l’objet étudié. Le but est alors d’échapper au biais que peuvent introduire les sentiments et les émotions humaines.

Les démarches qualitatives, au contraire, tentent d’accéder à ce que peuvent penser, ressentir et croire les personnes impliquées dans la situation étudiée. En effet, sans ces informations, il est souvent impossible d’identifier les difficultés rencontrées par un système humain.

Selon la nature des questions et des difficultés, notre équipe de recherche conçoit avec l’organisation, les démarches d’enquête et d’observation adaptées à ses besoins de compréhension. Il n’est pas rare que cette démarche mobilise des méthodes quantitatives et qualitatives.

De manière générale, une enquête peut avoir recours à la diffusion de questionnaires, à la conduite d’entretiens, à l’analyse de documents internes, à l’observation directe, à l’observation participative, etc.

Enfin, notre équipe se charge de dépouiller les résultats de l’enquête, de les mettre en forme et de les interpréter en fonction des questions initialement posées. Après quoi, nous proposons d’animer une restitution auprès des dirigeants de l’organisation, d’un groupe de travail ou d’une assemblée.  Durant cette restitution, nous remettons un rapport d’étude et sa synthèse, et nous proposons d’animer la réflexion concernant nos interprétations et nos conclusions.

Enseignement et formation

Principes et démarche de formation

Dans le cadre de la formation continue

Nous intervenons auprès des professionnels pour leur faire découvrir ou approfondir : une problématique, des concepts, des démarches, des méthodologies, des techniques etc. 

Nous intégrons les dernières avancées de la recherche afin de les confronter au contexte et à l’expérience des participants.

Nous utilisons pour cela des méthodes de formation « actives » (jeux de rôle, analyse collective de situations réelles,  mise en situation réelle, formation-action etc.).

Dans le cadre de la formation initiale

Nous intervenons à l’université dans divers cursus de licence et master des Sciences de l’éducation et de sociologie, mais nous proposons également nos services aux écoles et instituts de formation privés.

Selon le temps et le nombre de participants, nous proposons aussi bien des cours magistraux laissant la place aux débats, que des travaux dirigés mobilisants des méthodes actives (études de cas, pédagogie inversée, simulation, lecture partagée, production documentée etc.)

Démarche générale

De façon globale nous tentons de faire émerger les représentations et les préconceptions des participants, à propos des sujets abordés. Nous pouvons alors confronter ses conceptions individuelles à d’autres réalités (théoriques ou pratiques) afin qu’ils prennent conscience des différences et identifient les incohérences et contradictions dans leur système de pensée.

Les apprenants sont alors prêts à reconstruire leurs conceptions, motivés par le besoin de retrouver sens et cohérence dans leur système de pensée à partir de leurs nouvelles connaissances. 

Celles-ci peuvent être apportées classiquement par le formateur ou, pour un meilleur apprentissage, trouvées par les apprenants eux-mêmes lors d’investigations individuelles ou collectives. Ces apports peuvent également s’opérer lors des divers temps d’échanges en groupes et en sous-groupes.

Ces nouvelles conceptions subissent alors une « épreuve du feu », à l’occasion de leur confrontation à des situations fictives ou réelles dans lesquelles il faut, pour agir, remobiliser les dites conceptions.

De manière générale, le choix de la méthode et le degré de participation des apprenants visé, dépendent du temps et du budget disponibles, ainsi que du nombre de participants.

Thèmes couramment traités

  • Apprentissage chez les enfants : les courants pédagogiques de l’école nouvelle et l’expérimentation.
  • Apprentissage chez les adultes : autoformation, motivation et environnement d’apprentissage
  • L’organisation apprenante et les théories approchantes
  • Sociologie de l’éducation et de l’intervention sociale
  • Histoire et fonctionnement des organisations associatives
  • La recherche-action : théories, méthodes et pratiques
  • La démarche scientifique : histoires, épistémologies et méthodologies
  • La démarche scientifique : les courants qualitatifs, les approches quantitatives
  • Méthodologie à la gestion de projets
  • Le travail collaboratif : utilités, méthodes et outils

Outils et méthodes employés

Selon la nature de l’objectif d’apprentissage (transmission de connaissances, transformation des représentations, développement de posture, développement de compétences techniques ou procédurales, etc), nous proposons de faire appel à des approches différentes :

  • Ateliers coopératifs (6 à 12 personnes, sur six à 36 mois) animation de temps d’analyse collective des projets et de mutualisation des acquis, qui entrecoupent un travail personnel de documentation et d’expérimentation sur le terrain. Des apports méthodologiques ou théoriques sont réalisés en fonction de la demande du groupe, par l’animateur ou les participants.
  • Formation active, (6 à 15 personnes) création de situations variées visant la formalisation de l’expérience et des connaissances antérieures, l’acquisition de nouveaux contenus et leur appropriation grâce à une mise en pratique nécessitant l’utilisation de ces contenus (simulation, étude de cas, jeux de rôle, jeux d’information, analyse de médias etc.)
  • Enseignement interactif (6 à 20 personnes), présentation d’une synthèse de savoirs académiques à partir de supports multimédia variés et animés à partir d’un jeu de « questions – réponses » propice à l’apparition de micro-débats internes au groupe.
  • Conférence participative (20 à 300 personnes), cours magistral théorique dynamisé par l’inclusion de supports multimédia variés, et d’animations d’amphithéâtre (mini-jeux, activités en binôme, vote,  recherche multimédia, etc) chargées de remobiliser régulièrement l’attention de l’auditoire.

Vous ou votre organisation avez besoin :

d'apprendre à changer ? de savoir où vous en êtes ? de former vos collègues ?